Eliza Dushku, que vous connaissez pour sont rôle de la tueuse rebelle Faith Lehane dans Buffy contre les Vampires (et Angel), s’est lancé dans la réalisation d’un documentaire. Cela fait plusieurs années qu’elle travaille sur ce dernier et c’est ses origines qui lui ont donné l’inspiration de le faire. Sa mère est d’origine Danoise, et son père vient d’Albanie. Eliza s’est donc lancé dans le projet ambitieux de découvrir l’Albanie pour accomplir ce désire de savoir d’où elle vient.

Pour l’accompagner dans ce documentaire, c’est son frère, Nate Dushku, qui a embarqué avec elle dans ce périple. Le site 1st Slice a eu la chance de discuter un peu avec Eliza à propos de son documentaire. A savoir qu’il a été diffusé pour la première fois, le 19 Novembre (donc hier) aux USA. D’après ses dires, une fois que vous aurez regardez « Dear Albania », vous n’aurez qu’une envie : visiter l’Albanie et découvrir ses trésors.

Dear Albania Eliza Dhusku poster

Affiche du documentaire Dear Albania

Chelsea Perrotty : De quelle manière ce documentaire t’as changé ? Qu’as-tu appris sur toi-même en voyageant là-bas ?
Eliza Dushku : J’ai compris au fond de moi que j’avais une deuxième maison, en Albanie. En grandissant, c’était très rare pour moi de rencontrer d’autres albanais, et de finalement me sentir « chez moi » parmi ses gens, ses visages, ce caractère fougueux qu’on les albaniens… je comprend enfin d’où je viens.

CP : Quelle a été la chose la plus surprenante sur laquelle tu es tombée en voyageant là-bas ?
ED : Nous cousins éloignés ! Il a des scènes dans le documentaires qui nous montre en train de rencontrer d’autres membres de la famille Dushku, certains étaient nos cousins, d’autres non… Mais c’était hilarant et surprenant de voir des étrangers dans la rue nous montrer leur carte d’identité et dire « Je suis ton cousin ! Regarde mon nom de famille c’est Dushku!! » Et pour sûr. Il n’y a aucun autre Dushku en Amérique qui sont de notre famille. C’était juste irréel.

CP : Quelle est la chose que vous voulez que les gens retiennent après avoir regardé Dear Albania ?
ED : Que c’est un pays magnifique et que sa culture et ses habitants le sont encore plus ! Il y a tellement de stigmatisation autour de l’Albanie et des albanais parce que le pays a été très fermé pendant longtemps, et à cause des films comme Taken où ils jouent le rôle de kidnappers et de gangsters. Ce qu’on a appris en allant là-bas c’est que c’était tout le contraire. J’adore quand Aurela Grace (la Madonna albanaise) dit « On ne dit pas qu’on est les meilleurs… on dit seulement qu’on existe. »

CP : Tu as fait ce documentaire avec ton frère Nate, comme c’était de travailler avec lui ?
ED : C’était merveilleux. Nous sommes les meilleurs amis et c’était vraiment la toute première fois qu’on réalisait un projet ensemble et par dessus tout, je suis extrêmement fier de lui après toutes ses années de dur labeur à réaliser et produire un projet dont on est fier. C’était très compliqué de choisir les images pour arriver à 56 minutes .

CP : Comment était-ce de travailler avec Blerim Destina ? T’as-t-il montré des coins de l’Albanie que tu n’aurais pas pu voir sans lui ?
ED : Blerim est un de mes bons amis depuis quelques années et ça faisait longtemps qu’on voulait faire quelque chose avec lui ! C’est un acteur talentueux et une âme généreuse qui a su nous présenter l’Albanie sous un autre jour.

CP : Quelle est la chose la plus surprenante que tu ai mangé là-bas ?
ED : Je dirais que c’est l’agneau en brochette qu’on a mangé dans les montagnes et qu’on m’a apporté pendant une sorte de cérémonie où quelqu’un me chantait la sérénade, vous le verrez dans le documentaire. On m’a dit qu’il fallait que je croque la première bouchée, que je prenne un couteau à beurre et que je découpe une partie de l’animal, donc, je l’ai fait. Moi qui était végétarienne depuis si longtemps à Los Angeles [rires]. Mais c’était la viande la plus tendre et fraîche que j’ai jamais mangé. C’était remarquable.

CP : Quelle est la découverte la plus intéressante concernant la différence entre l’Albanie et les USA ?
ED : Ce qui est cool c’est que l’Albanie est un tout petit pays de 3 millions d’habitants, en excluant ceux qui habitent dans les pays d’à côté : Grèce, Macédoine, Montenegro et le Kosovo. C’est donc comme une grande famille qui est resté ensemble depuis le débuts. Aux USA, on est 300 millions et l’Albanie représente à peine la taille de l’Etat du Maryland. C’est tellement différent.

CP : Quelles étaient les difficultés rencontrées pendant le tournage que vous n’aviez pas prévues ?
ED : Et bien, 15 villes, en 15 jours ça a l’air formidable… sur le papier ! C’était très ambitieux de notre part et parfois c’était la course contre la montre pour y arriver. On était parfois même pas sûr de pouvoir dormir, surtout que les routes là-bas sont pleines de bosses. Mais au final, ça valait le coup. je suis tellement fière de pouvoir montrer ce film et tout ce qu’il représente aux albanais.

CP : Y-a-t-il d’autres sujets que tu aimerais explorer dans un autre documentaire ?
ED : Quand quelque chose est loin de vous, mais fait parti de vous, naturellement on veut l’explorer, mais je ne suis pas sûr d’être prête à recommencer tout de suite, du moins, tant que celui là n’est pas diffusé.

Voici la bande-annonce du documentaire :

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Credit — via 1st Slice